Dans la peau d’un demandeur d’asile

Les étudiants du kot Droits de l’Homme (UCL) proposent un atelier jeu de rôle où tu peux te mettre, le temps d’une soirée, dans la peau d’un migrant demandant l’asile en Belgique.



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Odile, présidente du KOT droit de l’homme, nous explique ce qui motive la dizaine d’étudiants du kot Droit de l’Homme à organiser cette atelier chaque année: “On ne se rend pas compte à quel point c’est difficile d’entrer en Belgique”.

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Cliquez sur l’image pour visionner la vidéo.

Le but de ce jeu de rôles est de lever les clichés peut-être un peu surfaits que les citoyens peuvent avoir sur l’immigration en Belgique.

“On se dit souvent que beaucoup de gens sont acceptés, mais on se rend compte en faisant ce genre d’exercice qu’il y en a peu en fait.” Odile

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Le “parcours du réfugié” est un périple de 40 minutes durant lequel nous pouvions nous plonger dans le parcour d’un immigré clandestin arrivant en belgique. La simulation touche de près la réalité, notamment grâce aux informations et documents recueillis chez FEDASIL où les étudiants organisateurs ont pu découvrir la réalité de la vie des demandeurs d’asile en travaillant régulièrement avec des enfants.

 

“Nos prédécesseurs ont tout fait pour obtenir des explications et tous les documents pour qu’ici, notre jeu de rôle touche au plus près la réalité.” Odile – présidente du KOT droit de l’homme

Kot droits homme4L’exercice a permis à deux jeunes étudiants, qui ont pris pour nom de scène Sacha et Irina,et que nous avons suivis dans le reportage video, de prendre conscience des réalités de vie des migrants et de l’immensité des procédures administratives pour entrer en Belgique. Ils sont ainsi passés par toutes les étapes : accueil à l’Office des Etrangers, travail au noir, prison, CGRA, et enfin parution devant un juge qui décidera de leur sort (en Belgique seulement une personne sur quatre est acceptée). “C’est une situation qui est tellement loin de nous, de ce que l’on vit au quotidien, que c’est encore plus difficile de se mettre à leur place”, nous livre un participant.

Cet évènement était l’occasion pour les participants de changer leurs regards sur la situation des migrants en Belgique.

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